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Tout ce que vous devez savoir sur les protections solaires

Le cancer de la peau étant l’un des types de cancers les plus courants, bien se protéger du soleil est un geste préventif essentiel. Dans cet article, nous vous expliquerons comment fonctionne une protection solaire.

Texte :
Patrik Siredal

Publié :
8 juin 2021

Cet article a été rédigé par l’équipe éditoriale de leDénicheur de manière totalement indépendante, et ce sans aucune rémunération ni contrepartie publicitaire.

Il est parfois agréable de pouvoir ranger les parasols et les chapeaux de soleil pour tout simplement profiter du soleil. Vous pouvez bien sûr le faire, mais veillez toutefois à éviter les expositions prolongées. En effet, le rayonnement solaire est classé cancérogène par l’OMS et le mélanome est l’une des formes de cancers les plus courantes. C’est pourquoi il vous faut absolument utiliser une protection solaire !

Cet article vous révélera tout ce qu’il faut savoir avant de vous enduire de crème solaire et de vous exposer au soleil cet été. Suivez nos conseils !

L’indice UVA

Pour commencer, il peut être utile de connaître les trois types de rayons émis par le soleil, à savoir les rayons UVA, UVB et UVC. Pour un effet optimal, votre crème solaire doit apporter une protection contre les UVA et les UVB.

Le moyen le plus simple de le vérifier est de rechercher l’indice UVA qui garantit que la crème solaire offre une protection suffisante contre les UVA. Et comme la protection contre les UVA doit toujours être au moins égale au tiers de la protection contre les UVB, vous serez également protégé contre ces derniers.

Conseil : assurez-vous que votre crème solaire vous protège contre les UVA, car elle vous protégera alors aussi contre les UVB.

Tenir compte du type de peau et de l’âge

L’intensité des rayons du soleil dépend de plusieurs facteurs. Parmi ceux-ci, citons la saison et l’environnement dans lequel vous vous trouvez. Par exemple, les rayons du soleil se réfléchissent davantage sur le sable que sur l’eau, mais c’est sur la neige qu’ils se réfléchissent le plus. Par beau temps, les skieurs reçoivent presque autant de rayons solaires, réfléchis par la neige, que du ciel, provenant directement du soleil.

La durée d’exposition au soleil varie d’une personne à l’autre en fonction du type de peau de chacun. Ce n’est bien sûr pas un scoop, mais cela mérite d’y réfléchir. Plus votre peau est claire, plus votre durée d’exposition au soleil sera réduite et l’indice de protection nécessaire élevé. Et plus votre peau est foncée, plus votre durée d’exposition sans prendre de coups de soleil sera longue.

Puisque nous parlons de type de peau, nous devons également parler des enfants. En effet, leur peau est plus fine et donc particulièrement sensible aux rayons nocifs. Dans l’absolu, les enfants de moins d’un an ne doivent pas être exposés à la lumière directe du soleil. Quant aux enfants plus âgés, ils ont une peau toujours plus fine que les adultes et doivent donc bien se protéger lorsqu’ils sont en plein soleil. Les coups de soleil pris pendant l’enfance augmentent le risque de cancer grave de la peau à l’âge adulte.

Conseil : les enfants ont la peau plus fine et sont donc plus sensibles au soleil. Dans l’absolu, les enfants de moins d’un an ne doivent pas être directement exposés au soleil.

Photo : Adobe Stock / Kirill Gorlov

Tout savoir sur le facteur de protection solaire

Il existe une désignation standard du degré de protection offert par une crème solaire. Il s’agit du FPS, autrement dit le facteur de protection solaire. Ce facteur vous renseigne sur l’efficacité de la crème solaire. Plus l’indice UV est élevé et plus la peau est sensible, plus le facteur de protection solaire dont vous avez besoin doit être important.

Pour que la protection solaire ait un véritable effet, vous devez en appliquer suffisamment. Suivez les instructions du fabricant, environ 35 g ou six cuillères à soupe suffisent généralement pour tout le corps. Cela est assurément plus que ce que vous pouvez imaginer. Et n’oubliez pas que la protection solaire diminue avec le temps, alors pensez à renouveler les applications si vous restez longtemps dehors.

Les fabricants doivent tester leurs crèmes solaires vendues dans l’UE pour s’assurer de tenir leurs promesses. Si le produit est commercialisé comme résistant à l’eau ou imperméable, il doit également être soumis à des tests pour vérifier que la protection est toujours efficace après plusieurs baignades. Quoi qu’il en soit, il vaut toujours mieux réappliquer de la crème après être allé dans l’eau.

Les quatre groupes de facteurs de protection solaire :

  • FPS 6-10 : faible protection
  • FPS 15-25: protection moyenne
  • FPS 30-50 : haute protection
  • FPS 50+ : très haute protection

Conseil : six cuillères à soupe suffisent pour tout le corps. C’est probablement plus que vous ne le pensez.

Filtres physiques et filtres chimiques

La protection solaire peut faire écran de deux manières différentes en utilisant soit un filtre physique soit un filtre chimique.

Le filtre physique est formé par de petites particules qui se déposent sur la peau pour réfléchir les rayons du soleil. Si votre crème solaire vous rend la peau blanche, elle contient probablement un filtre physique. Mais tous les filtres physiques ne sont pas blancs. En effet, le fabricant peut avoir réduit ces particules en minuscules nanoparticules invisibles à l’œil nu.

Le filtre chimique contient des molécules qui absorbent le rayonnement et le convertissent en chaleur. L’avantage est que la crème ne laisse pas de traces blanches sur la peau lorsque vous l’appliquez. En revanche, l’écran disparaît progressivement sous l’effet du soleil et ne dure donc pas aussi longtemps. De plus, les avis sont partagés quant aux effets sur la santé de certains de ces filtres chimiques.

Seules 27 substances sont autorisées comme filtres dans l’UE, dont 25 sont des substances chimiques. Ailleurs dans le monde, les fabricants peuvent utiliser d’autres substances, mais leurs produits ne peuvent pas être commercialisés dans l’UE.

De nombreuses protections solaires contiennent plusieurs filtres, en raison de leurs différentes capacités à filtrer les rayons du soleil.

Photo : Adobe Stock / Alessandro Grandini

Mise en garde sur les produits chimiques

En tant que consommateur, il est difficile de savoir quels sont les bons et les mauvais ingrédients. Parmi les substances controversées se trouve le dioxyde de titane, présent dans de nombreuses crèmes solaires en raison de son efficacité. Il existe des craintes sur son potentiel cancérogène et il a été classé comme tel par l’ARC, institut de recherche sur le cancer. Certains chercheurs estiment qu’il faudrait en ingérer une grande quantité pour qu’il soit nocif.

Le Service norvégien de consultation des consommateurs a testé des crèmes solaires en 2015 en axant sa recherche sur les perturbateurs endocriniens, les parfums allergènes et les nanoparticules.

Sur les 35 crèmes testées, 11 contenaient une ou plusieurs substances figurant sur la liste de l’UE des perturbateurs endocriniens potentiels. 8 contenaient un ou plusieurs parfums allergènes et 15 une ou plusieurs substances sous forme de nanoparticules.

  • Benzophénone-3 : un filtre UV chimique qui pénètre dans la peau. Les protections solaires qui en contiennent doivent être évitées pour les enfants de moins de deux ans, car leur organisme ne peut pas éliminer cette substance. Des chercheurs de l’université de Göteborg en Suède ont retrouvé la substance dans l’urine des enfants plusieurs jours après l’application d’une crème solaire dans le cadre d’une expérience. La benzophénone-3 peut également provoquer une allergie de contact.
  • Butylméthoxydibenzoylméthane (également appelé avobenzone) : un filtre UV chimique susceptible de provoquer une allergie de contact. Il protège contre un large spectre de rayons du soleil et est donc considéré comme efficace malgré sa rapide décomposition.
  • Silicones cycliques (cyclotétrasiloxane, cyclopentasiloxane, cyclohexasiloxane, cyclotrisiloxane et cyclométicone) : Ils facilitent l’application de la crème, mais ils sont stockés dans le tissu adipeux et peuvent toucher le foie. Ils sont également soupçonnés de perturber la fertilité. Plusieurs chaînes de magasins ont cessé de vendre des produits contenant des silicones cycliques.
  • Méthoxycinnamate d’éthylhexyle : un filtre UV chimique qui lors d’expériences s’est avéré être un perturbateur endocrinien chez des animaux. Il figure sur la liste de l’UE des perturbateurs endocriniens potentiels.
  • Éthylparabène : un conservateur qui s’est également avéré être un perturbateur endocrinien lors d’expériences sur des animaux. Il figure lui aussi sur la liste de l’UE des perturbateurs endocriniens potentiels.
  • Méthylparabène : un conservateur qui, comme l’éthylparabène, s’est avéré être un perturbateur endocrinien lors d’expériences sur des animaux. Il figure aussi sur la liste de l’UE des perturbateurs endocriniens potentiels.
  • Méthylène bis-benzotriazolyl tétraméthylbutylphénol (MBBT) : une substance qui se présente sous forme de nanoparticules et à propos de laquelle le Comité scientifique pour la sécurité des consommateurs de l’UE considère que l’on manque de connaissances. On le soupçonne de pouvoir affecter le matériel génétique de l’organisme.
  • Oxybenzone : un filtre UV chimique présent dans un grand nombre de protections solaires. Il affecte l’ADN et la production d’hormones des coraux, provoquant la mort des récifs coralliens. On le suspecte également de perturber la production d’hormones chez l’être humain. Il peut provoquer une allergie de contact.
  • Octocrylène : un filtre UV chimique susceptible de provoquer une allergie de contact. L’octocrylène peut pénétrer dans la peau, où il augmente la production de radicaux libres lors de l’exposition aux rayons du soleil. Les radicaux libres peuvent endommager l’ADN. Par ailleurs, un lien entre l’octocrylène et le cancer de la peau a été établi, mais il est difficile de savoir si l’octrocrylène en est la cause. De nombreux fabricants ont cessé d’utiliser cette substance, mais on la trouve toujours dans les produits de plusieurs des grands fabricants.
  • Dioxyde de titane : un filtre UV physique. La substance est classée comme cancérogène possible par l’IARC, mais seulement si vous en inhalez de grandes quantités sous forme de poussière. Cette substance est controversée, mais elle est autorisée et considérée comme l’une des moins dangereuses. Elle se compose souvent de nanoparticules.
  • Triéthanolamine : une substance ajoutée pour modifier le pH de la crème solaire. Elle peut être cancérigène en réaction avec d’autres substances, mais uniquement dans des conditions extrêmes. Elle peut provoquer une allergie de contact. Cette substance est nocive pour les organismes aquatiques.
  • Dioxyde de zinc : un filtre physique. On le soupçonne pour pouvoir pénétrer dans la peau et à terme de s’agglutiner, provoquant la formation de caillots de sang.

Par ailleurs, il existe tout un tas de substances parfumantes susceptibles de provoquer des allergies : alpha-isomenthyl ionone, alcool benzylique, benzoate de benzyle, salicylate de benzyle, butylphényl méthylpropional, alcool cinnamylique, citral, citronellol, coumarine, géraniol, hydroxyisohexyl 3-cyclohexène carboxaldéhyde, limonène et linalol.

Photo : Adobe Stock / Cinana

Quid des nanoparticules ?

Certaines protections solaires contiennent des nanoparticules, c’est-à-dire de minuscules particules d’une substance. L’une des substances que l’on retrouve souvent sous forme de nanoparticules est la silice, laquelle est utilisée pour faciliter l’application des produits de soins de la peau faciles.

Les protections solaires contenant des filtres physiques sous forme de dioxyde de titane contiennent souvent des nanoparticules, car elles empêchent que la crème ne laisse des traces blanches sur la peau. Elles sont particulièrement présentes dans les crèmes solaires affichant un facteur de protection élevé, comme les écrans solaires destinés aux enfants.

Peu d’études ont été réalisées sur l’impact des nanoparticules sur l’être humain ou l’environnement. Dans l’UE, tous les produits de soins de la peau contenant des nanoparticules doivent l’indiquer sur leur emballage et être soumis à des tests de sécurité.

Jetez votre solaire si elle a déphasé

La plupart des protections solaires sont marquées d’un symbole qui vous indique un délai d’utilisation de 12 mois après ouverture. Ce qui peut arriver à une crème solaire trop vieille, c’est qu’elle se déphase et devienne liquide. Il devient alors plus difficile d’appliquer une couche uniforme sur la peau. De plus, des bactéries peuvent se développer dans une crème solaire que l’on emporte tout le temps à la plage où elle est exposée à la chaleur et aux saletés.

Dans un conditionnement non ouvert, la protection solaire dure plus d’un an. Le meilleur moyen de la conserver est de ranger le flacon au frais et à l’ombre, mais pas dans le réfrigérateur.

Conseil : il est temps de remplacer votre crème solaire lorsqu’elle a déphasé et est devenue liquide.